lundi 2 mars 2015

« Et tu sais comment on dit cette couleur ? »






Les livres n'épongent pas. La CoPilot acquiesce qu'il va falloir trouver comment « déséponger », que je ne peux plus'ilvousplaît-il vivre ainsi. Elle équationne qu'on ne peut pas encaisser autant de discriminations sociales quotidiennes sans amour. Petit a[mour]. Je lui _________ comment l'insupportable supporté enfante d'un petit monstre auto-immune qui vient grignoter les intérieurs, que je ne veux ni d'enfant ni de monstre. L'acidité est la seule eau des déserts, je relis Esposito en priant le long de sa forteresse, j'y grave avec le sable des poèmes (comme lorsqu'Yves est mort) que seul-e-s les fous-folles du mardi comprennent dans des sourires murmurant des    grigris    fourrés dans mes poches mes anicroches mes pétoches. 

Et les taloches, vous les voulez
saignantes,
bleues
ou à poings ?

Parce qu'en rentrant le soir chaque fois que je passe devant la salle d'escalade je pose cette question : comment graviriez-vous tou-te-s la paroi si elle disposait de nettement moins de prises légitimes, politiques ? Faire prise, cogite Stengers, et j'aimerais être bien plus sauvage que nos folies métropolicées-mondaines, de faibles veines, qui ne savent pas que la prise de profondeur de vie se situe entre deux lèvres lentes et quelques phalanges tremblantes de douceur. Ses mains me manquent comme un langage de musiques bleu Atlantique & bleu Klein que je lui préparais pour qu'elle puisse s'endormir dans sa paroisse nocturne. J'ouvre des méditations dont la cosmologie ne fait aucun doute, autant que l'autisme sait réserver depuis longtemps de tels plexus solaires en des interstices im/mobiles. Mon sang reste brûlant au froid, « votre potentiel de vie n'est surtout pas à freiner », j'entends "potence". Tout est question de chimie, paraît-il.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire