mercredi 1 mai 2013

Déboutonner.


Cette affiche que j'ai vu collée dans une rue, une A4 avec juste d'écrit en plein : L'AIR DE RIEN. Que je devrais décoller pour lui écrire une grande lettre d'Atemporalité, 
à elle ou à d'autres.
La dernière fois vers la Coulée Verte je lui explique en un de ces monologues d'aspie_rateur ce que je remarque qu'elle ne ramasse jamais de flagrant par terre comparé à ce qu'elle ramasse d'insignifiant avec opiniâtreté, elle se marre émue. 
J'espère secrètement lui faire gagner quelques années supplémentaires de vie si elle rit fréquemment, ça y contribue avec les endorphines. L'air de rien.

Tentative d'ingurgitation novatrice de thé pour caresser des organes foutraques.
Trouvant cela dégueulasse, le dérèglement gustatif n'aidant pas. Mais j'en bois. Puisque comme toute chose dégueulasse je vais progressivement évoluer en adoration. C'est un peu ainsi depuis la naissance, comme j'ai dit à la CoPilot, avoir été bercé par un bourreau ça crée une flexibilité au crade (genre élastique de slip élargi en souplesse sur ventre grossi de bouffe dégueulasse et avachi devant TF1) et une recherche du beau hors du commun.
Quoi qu'il en soit j'ai fichtrement mal au bras depuis sa TS pouce-index. Je fouette les quelques filets de muscles de ne pas capituler, que mAintenant n'est pas maintenant.

Travailler l'écriture comme une chorégraphie d'un carré voulant danser en rond.
Comme une embuscade lente, très lente, presque lascive.
Ne rien refuser à partir de l'improbabilité, ne pas se taper c'te honte de la vie. 
Tailler des idées comme des pipes d'auriculaire, s'enfiler ses propres régiments de « l'espace du dedans » à la Michaux. Jusqu'à épuisement. Il y aura bien le temps de se reposer Après. Mais avant, avant, ouvrir la braguette de sa conscience, arrêter/z de nécroser collectivement ces cervelles qui peuvent tellement jouir, si tant est qu'on sait jouer aux échecs avec les grains de sable de quelques déserts parcourus nu.

Marie R. m'a répondu ce jour avoir lu 3 fois ma lettre de 120 grammes océaniques.
C'est très bien 3 fois. Très bon chiffre. Ça semblait diligemment urgent qu'elle me le dise « touchée » tout en ajoutant qu'elle veut m'écrire encore.

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Sinon dans la vraie vie fabriquée j'aperçois de plus en plus de personnes mentionner la notion de validisme, ça me fait un sacré coup de vieux bégayant avec un peu d'absurde. Il y a 10 ans lorsque j'ai commencé à importer cette notion je me suis fait alpaguer d'extrémiste éhonté, d'autant par des handi-e-s que des valides. 
Ce paradoxe que moults assaillant-e-s me renvoyaient au monde des Petits Poneys sans même réaliser qu'il n'y a pas de Zangersheide chez les Petits Poneys, que même les Petits Poneys ont besoin d'une non-mixité pour se ressourcer et ensuite pouvoir prêcher leurs arcs-en-ciel dans la grande société équine.

Ici ça fait plus de 5 ans que mon travail a évolué vers les notions de mixité/s, de pluridisciplinarité/s (et non pas à la sauce gauchos azimuté-e-s qui vénèrent les compilations d'oppressions), transversalité/s, revenant à chuchoter une ligne banale au travers des diagonales.
Cette impression - hélasse - d'avoir toujours un wagon d'avance qui me fout au final un sacré retard de fun. Jo je veux bien monter ce groupe triangle & sitar pour jouir des tympans, Winnie je veux bien continuer à se conter les équilibres en terrains aberrants, et les autres pierres_humaines_précieuses à qui nous pourrions construire un château, de l'air quoi...


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