samedi 11 août 2012

Triangle (sans hélium).


À propos de ce que j'ai écrit hier, du « gardien intellectuel » qui serait un garde-fou, un métallurgiste qui colmate de mieux en mieux les brèches : il ne me protège pas de vivre, il ne m'empêche quasiment jamais. Il semblerait que son rôle ne soit pas d'établir avant que je vive quelque chose s'il doit en laisser l'accès ou non. Il me laisse libre.
Ce serait bien plus un panseur... et penseur d'ailleurs. Il réfléchit comment intelligemment panser les fêlures que je me suis entraînées en vivant. De cette impression qu'il ne fait pas que réparer, il travaille à renforcer chaque casssure. Non pas non plus à m'armurer, à vouloir me rendre invincible (inaccessible) en me protégeant/cloisonnant d'une lourde carcasse, mais en installant des alliages et des matériaux de réparations de plus en plus solides et légers, me permettant d'être nu et tenace, mobile et vif aux émotions.
Il me prépare à aimer, pas à guerroyer.




- Atypique, atypique... Ça veut dire que je vais toujours me récupérer que des barjot-e-s qui me vivent juste comme une étoile formidâble ?
- Non... Vous êtes quelqu'un d'intense et de ce fait vous rencontrez des personnes aussi intenses.
- Donc c'est de ma faute ? Je veux dire je peux changer cela en cherchant à aimer des personnes moins intenses, du genre... je ne sais pas, « normal » quoi... pas de vagues, quelqu'un/e de simple qui est juste là, basique, on rentre du boulot chacun/e, un plateau-repas devant la télé avec des cannellonis en boîte, on mate TF1, on se dit quelques banalités, on se couche, on recommence le lendemain sans surprise...
- [sourire] Je vous arrête, je crois que ça ne conviendrait pas du tout à qui vous êtes. Ce n'est pas cela que je vous dis de vivre.
- Alors quoi ?!
- D'accepter peut-être déjà ce que votre intensité fait aux autres, de la reconnaître, la comprendre. De la laisser vivre. Vous ne pouvez pas être autrement.
- ...

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